ADN préhistorique et sédiments du Pléistocène


La grotte de Vindija, en Croatie, est un site préhistorique du Paléolithique

La grotte de Vindija, en Croatie, est un site préhistorique du Paléolithique

Les sédiments, dans lesquels les scientifiques ont détecté de l’ADN, sont à leur tour devenus un trésor pour les paléontologues, anthropologues et les archéologues.

Jusqu’alors seuls les ossements fossilisés avaient constitué une telle ressource. Mais grâce à de récents progrès technologiques, comme celui du séquençage rapide, de l’ADN, des scientifiques ont mis au jour dans les couches géologiques des informations génétiques humaines et animales. Ces données datent du Pléistocène, période préhistorique allant de – 500.000 à – 14.000 ans.

Cette découverte a été faite par l’équipe du biologiste suédois Svante Pääbo à l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionniste (Leipzig, Allemagne). Elle est basée sur l’analyse de sédiments sans utiliser d’ossements fossilisés. Un travail essentiel qui complète les connaissances scientifiques sur les Néandertaliens et les Denisoviens.

En savoir plus :

L’étude originale de cette analyse ADN a été publiée le 26 avril dernier dans la revue américaine Science :

Neandertal and Denisovan DNA from Pleistocene sediments

Des articles de vulgarisation en font la synthèse pour le grand public :

L’étonnante découverte d’ADN humain préhistorique dans le sol des cavernes (Futura Science)

Des scientifiques détectent de l’ADN préhistorique dans des sédiments (Le Monde)

No Bones About It: Scientists Recover Ancient DNA From Cave Dirt (New York Times)

Prehistoric DNA sequencing: Jurassic Park was not so wide of the mark (The Guardian)

et aussi :

Svante Pääbo

Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionniste

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